Roman ou nouvelle ?

Je suis venu à la nouvelle, tout d’abord en tant que lecteur de Stephen King. Le format ne m’avait pas rebuté, d’autant qu’en général, le « King » a pour habitude d’écrire de longs récits. De fait, ses nouvelles pouvaient atteindre 100, 200, 300 pages…

Puis je me suis essayé à la nouvelle en tant qu’auteur, en répondant à des appels à texte sur Epopées Fictives. Je trouvais les sujets intéressants et estimais qu’écrire 40 à 50 pages – ce qui correspond au nombre de signes demandés – pour y répondre était attrayant. Cela m’a permis d’adopter un autre style, plus direct, plus concis et d’échafauder une histoire en quelques pages. Le résultat est intéressant pour un auteur, puisqu’il voit l’aboutissement d’un projet d’écriture en quelques semaines, là où le roman prend plusieurs mois.

J’ai écrit 2 recueils de nouvelles. Les retours ? Plutôt négatifs à vrai dire. Pas tant sur le fond mais plus sur la forme. Voici ce que j’ai pu entendre en dédicace :

« Je n’achète pas de nouvelles car c’est frustrant. C’est trop court, on en veut davantage. Non, ce format ne me plaît pas ».

« Sur 4 à 5 histoires, il y a le risque d’en aimer qu’une ou deux. Alors je préfère ne pas en lire du tout. »

Et pourtant, j’ai eu d’excellents retours sur quelques unes des nouvelles, « Ratatouille Atomique » restant la favorite.

« C’est trop génial cette histoire de rat. Vous devriez en faire un film ! « 

Présente dans le recueil n°1, j’y parle en effet d’un homme se transformant en rat humain. On retrouve le même personnage dans le recueil n°2, dans la nouvelle « Carrousel mortel ».

Face à ces retours, et sous l’impulsion de ma correctrice préférée, je me suis lancé dans l’écriture d’un nouveau roman dont le titre provisoire est « Chroniques d’un rat de laboratoire ». Il reprend les deux premières nouvelles, puis l’histoire continue.

J’aime mon personnage et le monde dans lequel il évolue. L’univers que j’ai créé me rappelait, et moi-même j’avais envie d’en savoir plus, d’en lire davantage. Comme quoi, je comprends aussi mon public et sais me remettre en question !

Je vous tiens au courant de la suite car d’autres surprises vous attendent pour ce nouveau roman fantastique / SF.

Benoît.

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L’écrivain est-il un être asocial ?

La question mérite d’être posée.

En effet, l’auteur a besoin de solitude, de calme, d’être en retrait.

Mais qu’en pense son entourage ?

Voici une explication qui pourra, sinon le dédouaner de son isolement, tenter d’expliquer en quelques mots les raisons qui le poussent à se mettre en retrait du monde.

Ecrivain dans sa bulle

Lorsque l’auteur entre en écriture, il devient quelqu’un d’autre. Il rejoint un ailleurs qui n’appartient qu’à lui, se connecte avec ses personnages et capte leur énergie pour les faire vivre. Il part, il s’en va, il s’éloigne de la réalité pour replonger dans une autre qu’il façonne pour ses lecteurs.

En planchant sur son œuvre, l’écrivain devient tel l’ours dans sa tanière. Interdiction de déranger. La barrière qu’il pose est une protection nécessaire, un rempart qui lui permet d’écrire dans les meilleures conditions possibles. Sans pollution extérieure, il peut alors délivrer un résultat impeccable. Aussi, ses proches doivent faire preuve de compréhension. Pas toujours évident cependant…

Il faut comprendre que pour un auteur, rien n’est plus pénible que d’être extrait d’un univers, d’une histoire, par un cri, une parole, une interruption quelle qu’elle soit. En effet, chaque perturbation rend toute nouvelle immersion dans son monde plus difficile. De fait, la qualité des écrits peut en pâtir ou tout simplement, cela peut lui couper l’envie de poursuivre.

Solitaire, égoïste, mais avec ce souci de donner le meilleur de lui-même, l’écrivain est un être ambivalent. Il réclame son indépendance pour mieux offrir par la suite.

Les proches doivent donc apprendre à le laisser partir pour que le moment venu, il réapparaisse avec une belle histoire à vous proposer. Loin de ne penser qu’à lui, l’auteur veille à ne pas abandonner ceux pour qui son œuvre est destinée et ce, tout au long du processus d’écriture, jusqu’au point final.

Quoi qu’on en dise, l’écriture est faite pour les courageux. Achever un livre est une longue aventure en solitaire, même si l’on n’est jamais tout à fait seul. Car le temps des corrections venu, notre entourage est là pour nous critiquer, nous booster, nous aider à peaufiner notre création. Une fois la dernière retouche apportée, l’écrivain ressent un immense soulagement, même si d’une certaine façon, il se sent dépossédé. Il doit dire adieu aux endroits, personnages et aventures qu’il a créés de toute pièce… Le retour au réel est inévitable.

Après la mise en page, l’édition et la réception des ouvrages, l’auteur doit penser à la dédicace. Tout ce temps passé seul doit trouver son sens. Même s’il rêve d’un succès d’habitude réservé aux grands noms, il espère en secret rencontrer son public, si petit soit-il. Anxieux et impatient, il sait que ses lecteurs auront le dernier mot. L’attente des premiers retours est donc une source de stress pour l’écrivain. Plongé dans cette perspective, il se demande si ses efforts seront récompensés, son histoire comprise et s’il aura réussi à procurer du plaisir ou susciter des réflexions.

Alors, l’écrivain est-il si asocial que ça ? Pas vraiment. Écrire est un don du cœur, un processus généreux. Il veut vous faire plaisir avant tout ! Réfléchissez un instant. N’y a-t-il rien de plus agréable que de lire un bon bouquin, de le refermer et de se dire : « Ah, quelle belle histoire ! C’était génial… Merci ! »

Nouvelles d’un Autre Monde 2

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Nouvelles d’un Autre Monde, tome 2

Ayant plutôt bien accroché au style direct et précis qu’impose la nouvelle, j’ai voulu explorer d’autres thèmes qui cette fois ne venaient pas du site épopées fictives, mais bien de ma réflexion personnelle.

Il y a 4 nouvelles dans ce recueil :

  1. La bibliothèque : une histoire paranormale, où quand les défunts parlent aux vivants pour rétablir des vérités cachées.
  2. Carrousel mortel : un polar SF se déroulant dans un monde où les pauvres croupissent dans une ville en proie au déchirement. Une enquête se déroule suite à la disparition d’une femme. Un flic remontera sa piste et croisera en chemin un personnage présent dans le 1er recueil. Cela s’est imposé à moi. Il fallait qu’il soit là. Je ne vous en dis pas plus.
  3. Jeu de société : une réflexion sur le thème du pardon dans une fiction où l’inventeur d’un jeu de société plonge les couples de la terre entière dans des parties endiablées, pour le meilleur et souvent pour le pire.
  4. Le combat de Gendrit : j’ai voulu reprendre le monde de Farg et refaire évoluer le personnage de Gendrit, lui donner de l’épaisseur. Cette intrigue fantasy m’a permis de créer un monde plus grand et d’y glisser de nouveaux messages sur la vie, l’évolution de l’âme, thèmes chers à mon coeur !
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Nouvelles d’un Autre Monde

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EXPLORER L’HORIZON – Les Nouvelles d’un Autre Monde

Rien ne me prédestinait à écrire un recueil de nouvelles. Aussi me suis-je penché sur la question en cherchant des appels à texte. Le site « épopées fictives » propose régulièrement des thèmes variés auxquels on peut répondre. En parcourant leur liste, j’ai relevé plusieurs sujets intéressants. Et puis, le temps passant je me suis retrouvé avec un pool de textes courts plutôt attrayants. Ma nouvelle « Phénix malgré lui » avait d’ailleurs été retenue par un magazine canadien. J’ai écrit un premier recueil, puis un deuxième. Suite à la sortie de mon nouveau roman de science-fiction « Chroniques d’un rat de laboratoire » , j’ai fusionné les deux recueils.

Voici la 4ème de couverture :

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